Les collectivités lauréates du premier Trophée des communes pour la rénovation énergétique

Les collectivités lauréates du premier Trophée des communes pour la rénovation énergétique

Boussy-Saint-Antoine, Chevilly-Larue, Nanterre, Paris Terres d’Envol et Saint-Michel-sur-Orge sont les lauréats du premier Trophée des communes pour la rénovation énergétique. Ces cinq collectivités franciliennes sont à n’en pas douter des ” catalyseurs de changement ” et c’est bien leur engagement en faveur de la rénovation énergétique sur leur patrimoine bâti (public, social ou privé) qui a été salué par le jury.

 

Mercredi 18 novembre, Ile-de-France Energies, l’Arec Ile-de-France et l’Association des Maires d’Ile-de-France (AMIF) leur ont mis remis les prix de la 1ère édition du Trophée des Communes pour la rénovation énergétique lors d’une cérémonie entièrement virtuelle.

Didier Dousset, président du directoire de l’AREC IDF, a précisé en ouverture de la cérémonie que cette première édition s’inscrivait dans une démarche plus globale de mobilisation des communes pour la rénovation énergétique. ” L’objectif est de valoriser les bonnes pratiques franciliennes et de récompenser les collectivités qui ont porté des projets ambitieux et reproductibles.

Au nom de l’AMIF, son président, Stéphane Beaudet, a insisté sur la place par les questions environnementales dans la vie des communes. ” C’est un sujet traité localement et les collectivités locales sont devenues l’une des chevilles ouvrières de sa mise en oeuvre. L’AMIF est heureuse de mettre en lumière ces initiatives et les partenaires qui ont été développés à cette occasion. La rénovation énergétique n’est plus un sujet émergent et va nécessiter de gros moyens. Ces trophées sont aussi une façon de préparer l’avenir en ces temps incertains.

Pour sélectionner les cinq lauréats parmi les 21 dossiers de candidatures, le jury a tenu compte de l’exemplarité d’un projet de rénovation dans lequel les collectivités ont joué un rôle central, de la stratégie et des ambitions fixées en matière de rénovation, et de la mise en place d’actions de sensibilisation, d’outils financiers et d’accompagnement.

Jean-Philippe Dugoin-Clément, vice-président de la région Ile-de-France en charge de l’environnement, a conclu en remerciant tous les candidats et les lauréats de cette première édition. ” Tous ensemble, nous devons faire mieux sur les questions énergétiques et notamment au profit des plus démunis.

Lauréat de la catégorie ” – de 10 000 habitants ” : Boussy-Saint-Antoine (Essonne)

Le projet de rénovation énergétique du gymnase communal ” La Halle des Sports “, a consisté à mettre en place un chantier durable et solidaire avec des emplois d’insertion. Le jury a particulièrement apprécié l’exemplarité sociale et environnementale du projet et la mobilisation importante des services en interne.

C’est un projet ambitieux pour une commune de notre taille à la fois écologique et solidaire. Le gymnase que nous avons rénové datait des années 1970 et les problématiques à résoudre étaient nombreuses (…) les résultats sont satisfaisants avec une réduction des dépenses énergétiques de 40% “.

Lauréat de la catégorie ” de 10 000 à 30 000 habitants ” : Chevilly-Larue (Val-de-Marne)

La commune est récompensée pour le projet ambitieux de rénovation de son école maternelle Jacques Gilbert Collet. L’exemplarité de ce projet s’exprime dans le choix fait par la commune en faveur de solutions passives et bioclimatiques ainsi que la mise en place d’une organisation pérenne pour le suivi post-travaux des consommations énergétiques du bâtiment.

Il s’agit d’un projet de longue haleine qui a nécessité de nombreux efforts pour harmoniser les ambitions et les exigences environnementales (…). Le projet que nous avons présenté s’inscrit dans le projet pédagogique et nous a permis de faire baisser les coûts de consommation de 56% soit 11 000€ par an.

Stéphanie Daumin, maire de Chevilly-Larue.

Lauréat de la catégorie ” + de 30 000 habitants ” : Nanterre (Hauts-de-Seine)

Nanterre a présenté deux projets : la réhabilitation du groupe scolaire Maxime Gorki qui a pour objectif de diminuer de 38% les consommations réelles des parties rénovées et de 50% les émissions carbone et, le PIG Nanterre Habitat PLus 4 qui a permis à la Ville d’accompagner la rénovation énergétique de 13 copropriétés et de 23 maisons individuelles. Le jury a particulièrement apprécié la dimension globale de la politique de rénovation de Nanterre et le caractère innovant de l’ingénierie de projet.

La rénovation de l’école qui fait partie des quartiers en politique de la ville nous a aussi permis d’en améliorer la fonctionnalité. Nous sommes très heureux d’avoir été retenus, cela nous encourage à continuer dans cette voie pour faire de Nanterre une ville phare dans ce domaine.Patrick Jarry, maire de Nanterre.

Lauréat de la catégorie ” coup de coeur du jury ” : Saint-Michel-sur-Orge (Essonne)

Saint-Michel-sur-Orge a présenté le dispositif de Convention Gestion Urbaine et Sociale de Proximité (GUSP) pour le quartier du Bois des Roches (plus de 9 000 habitants), avec deux axes : réhabilitation du patrimoine bâti et verdissement du réseau de chaleur. Le jury a particulièrement apprécié le caractère global du porjet et son ambition.

Ce trophée nous engage à aller plus loin (…). Nous avons candidaté en faisant un focus sur un quartier de 3 500 logements dont 80% ont été construits avant la première réglementation thermique.Sophie Rigault, maire de Saint-Michel-sur-Orge.

Lauréat de la catégorie ” intercommunalités ” : Paris Terres d’Envol (Seine-Saint-Denis)

Paris Terres d’Envol est récompensé pour sa démarche de Programme d’intérêt général (PIG) de lutte contre la précarité énergétique qui a permis de rénover 500 logements de l’habitat pavillonnaire entre 2016 et 2018 avec un gain énergétique moyen important de 40% pour les opérations réalisées.

Il s’agit de la première initiative menée avec l’ensemble des huit maires de l’agglomération, ” il y avait un vrai problème de vieillissement qui nécessitait une action d’envergure allant de la définition du projet aux subventions.Micaël Vaz, vice-président de l’EPT Paris Terres d’envol.