Colloques / Débats

Une journée dédiée aux Plans Communaux de Sauvegarde au service des communes franciliennes

Au printemps dernier, on a connu la crue de la Seine et plusieurs perturbations climatiques. En moins de 10 jours, les intempéries ont fait 4 morts et 24 blessés. L’état de catastrophe a été déclaré dans 782 communes et on note près de 6000 interventions des pompiers rien qu’en Ile-de-France. Ainsi, face à l’importance de ces intempéries, l’AMIF a choisi de s’associer à l’Association Française pour la Préservation des Catastrophes Naturelles (AFPCN), l’Etablissement Public Territorial de Bassin (EPTB) Seine Grands Lacs, le Ministère de l’Intérieur et la Région Ile-de-France le 9 décembre au Conseil Régional d’Ile-de-France pour une journée dédiée aux Plans Communaux de Sauvegarde (PCS).

Patrick AMORIS, Vice-Président de l’EPTB Seine Grands Lacs, Philippe BLANC du Ministère de l’Intérieur, Régis THEPOT, Directeur de l’EPTB Seine Grands Lacs, le Général François VERNOUX, Fondateur du Pavillon Orange, et Jean-François ONETO, Maire d’Ozoir-la-Ferrière (77) et Vice-Président de l’AMIF, se sont succédés à la tribune pour rappeler l’importance de mettre en place des PCS. Aujourd’hui, près d’un tiers des communes disposent de ce dispositif, plusieurs d’entre elles ont d’ailleurs spontanément réalisé des PCS sans qu’elles en aient l’obligation. Le Vice-Président de l’AMIF a souligné l’implication des Maires et les progrès déjà accomplis dans la mise en oeuvre des PCS.

Daniel SCHAEFER, Conseiller municipal de Neauphle-le-Château (78), Yves BRUMENT, Maire de Saint-Mammès (77), Laurence LENOIR, Adjointe au Maire déléguée à l’Environnement de Gennevilliers (92) ont partagé leurs expertises en la matière. Laurent BETEILLE, 1er Vice-Président du SYAGE, a indiqué que des points d’amélioration restent à apporter. Un élément clé est la motivation des élus communaux, mais il est aussi nécessaire de multiplier les exercices de gestion de crise et d’identifier un référent PCS dans chaque commune. Une fois par an, il propose l’organisation d’une réunion et la mise à jour régulière du PCS. Mélinda TELLIER, chargée de mission au Conseil départemental du Val-de-Marne, est ensuite intervenue au sujet du Plan Bleu. Elle rappelle que les collectivités locales doivent impérativement faire des diagnostics des risques pour développer leurs actions de façon efficiente.

Dédiée aux retours d’expériences, la deuxième session de cette journée a accueilli Pierrick LOZE, Directeur général des services de Melun (77), Romain CHARROIN, de Perdict Services, qui travaille avec Laurent HUGOO, Directeur des services techniques, Montry (77). Ce dernier a illustré certaines difficultés qu’ont vécu les Maires après les inondations, à savoir les moyens pour mobiliser rapidement les entreprises pour remettre en état la voirie. Il a, par ailleurs, insisté sur l’utilité des supports numériques comme les réseaux sociaux pour alerter les administrés, comme les SMS lors des fortes chaleurs afin que les Maires puissent prendre en charge prioritairement les publics vulnérables. Robin REDA, Maire de Juvisy-sur-Orge (91), a davantage accès son intervention sur la gestion de la crue de la Seine. Il constate que la prise de conscience des dangers se fait souvent trop tardivement, voire pendant les évènements. Or, il est important de communique, en amont, auprès des citoyens. Enfin, il a rappelé que la problématique des gestion des ordures ménagères et des déchets spécifiques est souvent omise dans les plans. Enfin, il a déploré un retard sur l’aménagement des villes en zone inondable.

La conclusion est revenue au Colonel Bernard MODERE, Administrateur de l’AFPCN, à Catherine GUENON, également Administratrice de l’AFPCN, et à Marc MEUNIER, Préfet, Secrétaire général de la Zone de Défense et de Sécurité de Paris. Le Préfet a alerté sur une potentielle future crise sanitaire, due aux dérèglements climatiques, ainsi que le risque attentat dont la France est la cible. Il regrette que l’Ile-de-France soit en retard quant à la mise en place des PCS. Sur 752 communes soumises à l’obligation d’établir un plan, seules 374 l’ont réalisé. Un chiffre en dessous de la moyenne nationale. Il appelle donc les Maires à réagir et à se servir des bonnes pratiques et des éléments apportés tout au long de la journée pour accélérer leur réalisation. Enfin, il encourage au développement des Plans Intercommunaux de Sauvegarde (PCSI) qui permettent de mutualiser les moyens et sont un complément important aux PCS.

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